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Les mini-motos présentent des maxi-risques Article paru dans l'édition du 17.06.07 Ce sont des mini-motos , apparemment inoffensives, mais dangereuses lorsqu'elles se retrouvent sur la voie publique. Conçues à l'origine pour former de futurs champions dans le milieu très fermé de la compétition motocycliste, les pocket bikes , dirt bikes, pit bikes ou peewee sont en vente libre. Fabriquées en Chine ou en Corée du Sud, ces machines connaissent un grand succès. En France circuleraient 40 000 de ces mini-motos de faible cylindrée (49 ou 50 cm3) qui, outre qu'elles sont souvent détournées de leur destination par des adultes, sont parfois confiées sans précaution à des enfants. Il y a quelques jours, une fillette de 5 ans a été victime d'un grave accident. En 2006, on a comptabilisé deux morts. Et au moins 28 accidents ont donné lieu à une hospitalisation en 2004 et 2005, dont plus de la moitié concernaient des moins de 10 ans. Dans un avis rendu public lundi 11 juin, la Commission de la sécurité des consommateurs demande aux pouvoirs publics de ne plus autoriser la circulation de ces engins. Cette commission considère qu'à l'exception des mini-motos destinées à l'apprentissage de la conduite dans des structures encadrées, aucun de ces véhicules ne devrait être présenté comme pouvant être utilisé par des enfants. Alain Constant ----------------------------------------------------------------------------------------------- Des maires inquiets de l'essor des mini-motos LE MONDE | 20.06.07 | 16h04 • Mis à jour le 20.06.07 | 16h04 Utilisés dans des rodéos improvisés ou des rallyes sauvages par des jeunes, notamment dans les quartiers sensibles, les mini-motos et les quads provoquent des nuisances sonores considérables et constituent un risque élevé pour les piétons et les pilotes eux-mêmes. Face à ce phénomène, qui tend à "pourrir" la vie des cités, une vingtaine de maires de Seine-Saint-Denis, de gauche comme de droite, devraient s'adresser à l'Etat, dans les prochains jours, pour demander d'"endiguer" la circulation de ces véhicules en rendant la réglementation plus dissuasive. De manière concomitante, la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC), une autorité administrative indépendante, s'est prononcée pour l'interdiction des mini-motos sur la voie publique (Le Monde du 18 juin). La CSC argue de la dangerosité de ces véhicules - en particulier pour les enfants auxquels ils sont en principe destinés afin de les initier à la moto - et recommande un dispositif plus répressif. Disponibles pour des prix variant entre 100 et 250 euros - très sensiblement moins cher que les "vrais" deux-roues à moteur - notamment sur Internet et dans certaines grandes surfaces, ces véhicules sont souvent des copies, de moins de 60 cm de haut, des motos de grande marque. Présentés comme des jouets ou des appareils utilisables uniquement sur des terrains privés, ils peuvent atteindre 50 km/h. On compte quelque 40 000 "pocket bikes " actuellement en circulation. Leur qualité apparaît très médiocre, selon une série d'essais réalisés par la CSC qui pointe les "risques de casse mécanique et d'accidents inhérents à un mauvais montage" ainsi que des défauts de freinage et une mauvaise maniabilité.
----------------------------------------------------------------------------------------------- DES CONTRÔLES INSUFFISANTS Leur utilisation sur la voie publique est strictement interdite mais les contrôles sont jugés insuffisants. "Il n'existe pas, aujourd'hui, de réponse policière ou pénale suffisante pour dissuader les gens d'utiliser ces engins sur la voie publique", constate Gilbert Roger, maire PS de Bondy, à l'origine de l'initiative des maires. Près d'une trentaine d'accidents graves ont été recensés. Le 3 juin à Vigneux (Essonne), une fillette a été très grièvement blessée par une mini-moto alors qu'elle revenait du marché avec sa mère. Le pilote, âgé de 18 ans, a été mis en examen. L'action préventive des forces de l'ordre est limitée. "C'est un problème émergent face auquel on est sérieusement démunis. On peut poursuivre le conducteur parce que le véhicule n'est pas homologué, ce qui débouche sur une contravention, ou le mettre en cause pour défaut d'assurance", explique le procureur de la République d'Evry, Jean-François Pascal. Les conditions d'interpellation en flagrant délit sont également problématiques. Les conducteurs sont souvent prêts à prendre des risques considérables pour échapper aux contrôles de police. "Le risque est tel que la police préfère souvent ne pas s'engager dans une course-poursuite", relève M. Pascal.
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